• Petites particularités helvétiques sous l’œil étonné des étudiants TANDEM en FLE

    Petites particularités helvétiques sous l’œil étonné des étudiants TANDEM en FLE

    Photo : ©Myriam Détraz

    ÉCHANGE • Noël, c’est l’occasion de revenir sur certains moments vécus par les étudiant·e·s de l’École de français langue étrangère (EFLE). Ces anecdotes témoignent pour la plupart de chocs culturels.

    Cultures cellulaires et précision horlogère

    Né en Inde et ayant vécu en Ecosse, j’ai toujours pensé que les Suisses étaient très ponctuels et soucieux du temps. Les grandes entreprises horlogères ont consolidé ma notion.

    C’était ma première semaine en Suisse et mon troisième jour de travail. « Quand avez-vous mis les cultures cellulaires en incubation ? » m’a demandé mon patron. J’ai regardé dans mon journal où j’avais consigné le temps très méticuleusement et j’ai répondu 8h43 les deux premiers matins et aujourd’hui j’étais un peu en retard donc à 8h47 aujourd’hui.

    Il a regardé son collègue et ils ont tous les deux ri en disant : « Tu es plus suisse que nous deux réunis ». 

    (Shashank, Inde/Écosse)

    Ouvrir la fenêtre, un tour de force 

    Mon premier jour ici, il y a beaucoup de choses qui m’ont intriguées. Quand je suis allé à mon hôtel à Genève, j’ai été fasciné par la fenêtre de ma chambre. Au Canada, c’est plus typique d’avoir des fenêtres qui s’ouvrent seulement horizontalement, mais quand j’ai essayé la fenêtre pour la première fois ici, j’ai commencé à tourner la poignée, mais j’ai été surpris car la poignée pouvait tourner à 180 degrés. Quand elle a tourné, j’ai sursauté quand la fenêtre a commencé à descendre.                               

    (Matthew, Canada)

    Premier jour de cours

    Nous savons tous que pour les Suisses, la ponctualité est primordiale. Ce n’est pas le cas en Italie, surtout quand on prend le train, qui est toujours en retard ou n’arrive pas du tout. Sans trop me soucier de l’heure de départ du train, je me prépare calmement comme chaque matin, puis je réalise que je n’ai que cinq minutes pour arriver à la gare. Donc je quitte la maison et commence ma « course du matin » pour essayer de ne pas rater le seul train qui me permettra d’arriver à l’heure en classe. Mais juste quand je suis presque arrivée à la gare, je le vois passer à toute vitesse devant moi. Et c’est ainsi que j’arrive en retard à mon premier cours de français au cours de vacances. Bon début…

    (Elena, Italie)

    Boire de l’alcool en public

    Le fait qu’il soit légal de boire de l’alcool en public m’a surpris aussi. Je ne le savais pas, et un jour, quand j’étais dans le métro, j’ai vu un groupe de personnes pompettes qui buvaient une bouteille de vin. Je les ai trouvés très audacieux et j’ai eu peur pour eux qu’ils aient des ennuis, mais ensuite j’ai découvert qu’ils avaient tout à fait le droit !

    (Dani, Mexique-USA)

    De l’importance de la prononciation

    Mon ami suisse romand est propriétaire d’un petit hôtel. Un jour, il m’a invité chez lui pour le dîner. Avant le dîner, il m’a appelé par téléphone et m’a demandé :

    – Qu’est-ce que tu préfères pour le repas ?

    – J’aime les légumes grillés et le poison /pwa·zon/. J’ai répondu.

    – Quoi ? Bien sûr du poison ? Je suis désolé je n’ai pas de poison. C’est dangereux ! a-t-il dit.

    – J’ai dit « le poisson » mais avec la prononciation /z/, et pas /s/. En fait, je voulais dire « poisson » c’est un animal qui vit dans la mer.

    Finalement, nous avons beaucoup ri ce jour-là. D’ailleurs, c’est vraiment une bonne leçon pour moi. La mauvaise prononciation peut être dangereuse.                         

    (Ibrahim, Turquie)

    Week-end santé !

    Je savais qu’avant d’arriver c’est une culture extrêmement différente ici en Suisse, mais j’ai trouvé ça drôle quand j’ai passé ma première journée d’un week-end à monter sur une montagne. Ceci ne correspondait pas à la manière dont je passais mes week-ends en Grande-Bretagne normalement ! Habituellement, les étudiants britanniques vont sortir les soirs d’un weekend, et passer les journées à récupérer ! Ce n’est pas un weekend sain comme celui que les Suisses semblent connaitre ! Je savais que j’aimais randonner, mais ce qui m’intéresse c’est que ce n’est pas une chose habituelle pour moi à l’université. Donc, même si c’est une différence culturelle entre ma vie en Écosse et en Suisse, cela m’a donné des journées peut être plus mémorables que certaines journées dans mon pays d’origine.

    (Charlie, Écosse)

    Un crime envers le fromage

    Mon anecdote fait référence à la nourriture typique. Un jour, une amie colombienne m’a invitée, ainsi que deux de ses amis suisses, à goûter un dessert colombien particulier et très simple. Ce dessert consiste à mélanger des bonbons à la goyave avec du fromage. Pour moi, c’était un bon souvenir de mon dessert d’enfance préféré, mais pour les amis suisses, c’était un crime contre le bon fromage. Ils ont dit que le bon fromage ne peut jamais être mélangé avec des aliments sucrés.  

    (Ivan, Colombie)

    Transport gratuit ?

    Quand je suis arrivée en Suisse, la première chose que j’ai expérimentée c’est les transports publics. A Santiago, nous avons beaucoup de bons bus et de métros, mais la ponctualité n’est pas des meilleures. En fait, les gens paient dans une machine obligatoirement pour arriver à l’entrée. Nous avons une sorte de garrot dans les bus pour entrer. Donc ici, j’ai pensé que le transport est gratuit parce que je n’ai jamais vu de garrot nulle part ; donc au début je n’ai pas payé jusqu’à ce qu’un ami me dise que les gens paient virtuellement avec une application et qu’ils ne contrôlent pas car ils font confiance aux gens. Ce système ne pourrait pas fonctionner à Santiago parce que les gens ne paieraient tout simplement pas.

    (Victoria, Chili)

    Horaires imprévisibles

    Quand j’ai voulu m’enregistrer à la commune pour un permis de séjour, j’ai essayé de passer après mes cours, à 18h30. J’ai été surpris de constater que le bureau communal avait déjà fermé pour la journée et que je l’avais manqué de quelques minutes. Un peu déçu, j’ai décidé de revenir le lendemain. Quand je suis arrivé le lendemain, j’ai vu que le bureau allait fermer à 12h30. Fatigué mais motivé de finir, j’ai couru pour ramasser tous les documents nécessaires et je me suis finalement enregistré une minute avant 12h30. En général, j’ai été supris que les entreprises suisses ferment pour le déjeuner (pour le dîner en Suisse) et qu’elles ferment si tôt, même pour une clientèle d’étudiants. C’est particulier comme ça avec la Migros de l’EPFL, alors c’est parfois difficile d’avoir un dîner tard, malheureusement.

    (Matthew, Canada)

    Le fait de cracher par terre est amendable…

    Je me promenais avec ma tante au centre-ville, lorsque j’ai vu quelqu’un qui crachait et quelques secondes après, une personne est venue vers lui et lui a infligé une amende pour avoir craché par terre, ce qui est interdit par la loi. J’ai été très surprise d’apprendre cela. J’ai trouvé cela très bizarre parce qu’en Tunisie on peut cracher sans avoir de problèmes.

    (Malek, Tunisie)

    Être en retard, une question d’appréciation

    Tout le monde est ponctuel comme une montre et ils sont toujours à l’heure. Mais, ce n’est pas juste. C’est la vie, parfois on a beaucoup de choses dans notre vie qui sont spontanées et extraordinaires. Par exemple, parfois les transports peuvent être en retard, et c’est normal. Ça m’a impressionnée qu’en Suisse (le pays le plus heureux au monde) les gens se jettent sous le train. Après le train est en retard. D’autres personnes sont mécontentes à cause de ça.

    Ce stéréotype suisse dépend de la région. Dans le canton de Vaud il y a la règle du « quart d’heure vaudois ».  Le quart d’heure vaudois est la seule demi-heure qui dure quarante-cinq minutes.

    (Lisa, Ukraine)

    Maîtriser plus de 3 langues étrangères, un prodige !

    Apprendre une langue est une tâche vraiment difficile pour moi ; c’est pourquoi j’admire les gens qui en parlent plusieurs. Un jour, j’ai dit à Marie que, comme Clara parle couramment sept langues, elle doit être une alien. Deux jours après, j’ai compris que Marie en parle huit. J’ai voulu rire et pleurer en même temps. Parler plus de trois langues est vraiment fascinant pour les Turcs, et particulièrement pour moi !

    (Hilmi, Turquie)

    Cuire des pâtes…

    Quand je suis arrivé en Suisse, j’ai vécu dans un appartement d’étudiant en colocation. Les colocataires étaient de diverses nationalités, originaires d’Italie, d’Allemagne, du Japon et de Colombie. Normalement, tout le monde aimait se rassembler dans la cuisine, donc inévitablement tout le monde remarquait ce que les autres cuisinaient. A cette époque, je ne savais que cuisiner des pâtes, mais pas vraiment. Chaque fois que je commençais à faire cuire les pâtes, l’Italien se rendait dans sa chambre. Pendant quelques semaines, j’ai pensé qu’il avait un problème personnel avec moi, mais un jour mon amie colombienne, qui était une amie de l’Italien, m’a dit qu’un jour l’Italien lui avait dit qu’il ne savait pas comment me dire que les pâtes ne se cassent jamais pour les mettre dans la marmite. Alors, ce qui pour moi était une question de cuisiner quelque chose de simple, n’était pas si simple, pas même pour mon colocataire qui m’observait. 

    (Ivan, Colombie)

    Accent écossais !

    J’ai été invité à dîner par mes voisins que je croise tous les matins lors de ma promenade matinale. Il se trouve qu’un de leurs amis était également l’un des invités. Et bien sûr, j’ai commencé le marché mental d’un non francophone de combien je peux communiquer clairement et dans quelle langue.

    L’ami de mes voisins est un Écossais vivant en France depuis environ 21 ans. Après avoir appris que j’avais vécu en Écosse, il m’a dit : « Ne vous inquiétez pas, nous pouvons parler en anglais. » À sa grande surprise, j’ai répondu en français.

    Ils étaient tous vraiment contents de me voir faire un effort. Mais en réalité, c’était un choix facile entre la douleur de comprendre l’accent écossais et la difficulté du français.

    (Shashank, Inde/Écosse)

    Se moucher en public !

    Je ne comprends pas que certaines personnes en Europe se mouchent à voix haute dans le métro. Cette situation est très mal vue en Turquie.

    (Hilmi, Turquie)

    Multinlinguisme helvétique !

    Une autre différence culturelle qui j’ai connue pendant mon temps passé en Suisse c’est le multilinguisme. Un fois de plus, avant d’arriver, je savais que la Suisse était un pays multiculturel avec plusieurs langues, pourtant j’avais confiance dans le fait que ma connaissance de la langue française serait suffisante. Pourtant, quand je suis arrivé, j’ai trouvé que parfois, je ne reconnaissais pas certains produits dans les magasins, ou que c’était assez difficile de naviguer sur des sites sur l’internet parce qu’il y a beaucoup plus d’utilisation de l’allemand que ce que j’attendais ! C’est assez différent en Grande Bretagne ou seul l’anglais est utilisé.                                                         

    (Charlie, Grande-Bretagne)

    Se servir d’abord ?

    J’étais une fois au restaurant avec ma famille, et comme d’habitude, j’ai pris la bouteille d’eau et j’ai rempli mon verre. Tout à coup, j’ai remarqué que toute ma famille me regardait bizarrement ; j’ai dit : « qu’est-ce qu’il y a ? Ça va ? ». Ma tante m’a répondu : « il faut servir les autres d’abord et puis tu te sers après. »

    J’ai dit : « d’accord, qui veut de l’eau ? »

    J’ai trouvé ça un peu bizarre parce que je n’ai pas l’habitude et dans mon pays on ne fait pas ça, parce que chaque personne se sert seule.                

    (Malek, Tunisie)

    L’anglais en Suisse

    Quand je suis arrivée à Lausanne, j’ai dû faire beaucoup de choses pour des documents administratifs. Et chaque jour, j’ai demandé à quelqu’un de m’aider et je faisais ça en anglais. La première phrase que j’ai apprise, c’est : « est-ce que vous parlez anglais ? ».

    Souvent les gens m’ont dit : « oui, un peu » (et ils essayaient de m’aider). Et après il parlaient un anglais parfait. Mais parfois des gens m’ont dit : « non ». Et ils ne m’ont pas aidée, parce que je ne parlais pas français. Peut-être que c’est normal. Historiquement, les Suisses Romands n’aiment pas l’anglais. Je sais qu’il y a quatre langues ici et l’anglais est hors de la liste. C’est normal de vouloir protéger les règles, les langues dans son pays. Mais l’anglais est international et il nous aide dans la conversation ; c’est important de le comprendre, n’est-ce pas ? dans mon pays, la situation est inverse. Par exemple, si on n’a rien compris, on essaye de gesticuler et de s’expliquer dans notre langue en parlant plus fort.

    (Lisa, Ukraine)

    Dimanche, week-end pour tous

    C’est ce qui m’impressionne le plus. Tout est fermé : les supermarchés, les pharmacies, les boutiques etc. C’est le jour pour les familles.

    Mais, ce n’est pas un secret que pas tout le monde a une famille ou des plans pour être dans la nature, faire le ménage (oh, non, c’est interdit, parce que c’est le dimanche). Nous avons besoin de faire les courses, d’acheter des vêtements ou si c’est quelque chose d’urgent et lié à la santé, nous devons acheter des médicaments, et non pas se présenter aux urgences (à cause d’un bobo).

    Dans mon pays il y a tout qui est ouvert, tout fonctionne et on peut faire tout qu’on veut. Je suis d’accord que c’est important d’avoir le week-end, mais on peut en profiter n’importe quel autre jour.

    (Lisa, Ukraine)

    Salutations un peu froides

    Les gens ici sont très froids ; je me souviens que la première semaine j’ai essayé de saluer tout le monde en faisant un bisou et un câlin, mais certaines personnes m’ont rejetée et m’ont regardée de travers. Plus tard j’ai compris qu’ici les gens ne se saluent pas comme ça. Ils sont très froids.

    Sur zoom

    Quand la pandémie a commencé, j’ai continué à aller sur le campus de l’université.  Puis j’étudiais avec mon ordinateur en classe. Il y avait aussi des étudiants là-bas.  Normalement, le cours commençait à 10h00.  Même après une heure, le cours n’avait pas encore commencé. Tous les élèves dans la même classe utilisaient leurs ordinateurs.  Ils écoutaient et regardaient quelque chose.  Mais je n’ai rien compris à ce qui se passait.  Je n’ai pu poser aucune question car tout le monde portait des écouteurs.  Le professeur n’était pas encore entré dans la classe.

    Après la première pause, j’ai appris que la leçon n’était pas en « face à face » !  C’est-à-dire c’était « en ligne ». C’était la première introduction avec « Zoom ».

    (Ibrahim, Turquie)

    Pièce de monnaie

    J’ai aussi été fasciné par la pièce de monnaie de 5 francs. J’ai comparé la taille avec ma main et j’ai trouvé que c’était la taille de trois doigts ! Au Canada, les cinq dollars sont des billets.

    (Matthew, Canada)

    Les heures d’ouverture

    La chose qui m’a surprise le plus c’est que les épiceries, les magasins, et les restaurants ferment très tôt et sont aussi fermées le dimanche ! Au Mexique et aux États-Unis, ces lieux ferment très tard, et à mon avis je préfère ça. C’était un vrai choc culturel quand je suis allée à la Migros un dimanche pour acheter quelque chose à manger, et que j’ai trouvé que rien n’était ouvert l’après-midi ! Donc, je suis allée à la gare !      

    (Dani, Mexique-USA)

    Les heures de fermeture

    Comme tous les après-midis, mes amis et moi sommes allés au métropole pour prendre un goûter et parler. Ne regardant pas l’heure sur nos téléphones, nous avons continué à parler sans trop nous préoccuper du temps qui passait. Vers 19h, nous sommes allés aux toilettes un moment, sommes retournés à notre table et avons vu que toutes les personnes qui s’étaient assises aux tables précédentes n’étaient plus là, les lumières étaient éteintes et nous étions les seuls à rester. Puis un serveur est venu et nous a demandé poliment de partir parce qu’ils étaient en train de fermer. Comment se fait-il qu’il n’était que 19 heures ?                                                                                                                        

    (Elena, Italie)

  • Nos cultures pourtant si proches

    Nos cultures pourtant si proches

    Photo par : Myriam Détraz

    ANECDOTES · Des participant·e·s au cours TANDEM avec Myriam Détraz

    Ressentis météo et conséquences…

    L’une des premières choses que j’ai constatée à Lausanne c’est le peu de vent qu’il y a. Je viens d’Écosse, où j’habite en haut d’une colline au bord de la mer, alors il y a du vent presque tous les jours. Cela m’a beaucoup surprise de voir qu’ici quand il pleut, tout le monde utilise un parapluie plutôt qu’un imperméable. Un parapluie ne sert à rien en Écosse – il serait retourné ou cassé en quelques minutes. J’étais encore plus étonnée de rencontrer des gens de Belgique qui m’ont dit qu’ils trouvaient qu’il y avait beaucoup de vent à Lausanne par rapport à chez eux !

    Annie, Ecosse

    Le mystérieux sac poubelle

    Il a fallu quelques semaines à ma famille pour comprendre le système de recyclage et de collecte des déchets en Suisse. Après environ 3 jours de vie ici, c’était enfin le jour des poubelles. J’ai fermé le sac, je me suis dirigée vers la zone des ordures, je l’ai jeté et je suis retournée profiter de ma journée. Quelques heures plus tard, j’ai entendu frapper à ma porte. J’ai ouvert la porte et il y avait un homme tenant un sac poubelle qui m’était plutôt familier. Il m’a dit : « Bonjour, je voulais vous informer que vous avez oublié d’ajouter une étiquette sur votre sac poubelle ». Embarrassée, j’ai répondu « Je suis désolée, je ne pense pas que ce soit mon sac ». Il m’a dit « Vous êtes sûre ? J’ai ouvert le sac et j’ai trouvé cette lettre qui avait votre adresse ». Comme c’était gênant.

    Maria Fernanda, Brésil

    La lessive, une tâche tellement complexe en Suisse

    En Suisse, la lessive est une activité vraiment importante et réglementée : 1) obtenez un portefeuille spécifique pour mettre toute votre monnaie pour payer les machines à laver, 2) allez à la banque et obtenez de la monnaie, 3) attendez le jour assigné pour faire la lessive, 3) assignez 20 minutes pour parler aux personnes dans la buanderie collective. Ne jamais : 1) laver les vêtements après 21h, 2) laisser la lessive à la dernière minute et essayer de trouver de la monnaie après 19h ou le week-end. J’ai décidé que faire la lessive doit être une chose sacrée et culturellement importante ici.

    Philippa, Grande-Bretagne

    Comment trouver des toilettes en ville de Lausanne ?

    Un jour, j’étais au centre-ville toute seule pour faire des courses. Ça faisait 4-5 jours que j’étais arrivée à Lausanne, et c’est la première fois que j’habite à l’étranger (je viens du Japon). J’ai eu soudainement besoin d’aller aux toilettes. Au japon, il y a toujours des toilettes dans une station de métro. Alors, je suis allée à la station du Flon. Mais je n’ai rien trouvé ! Ensuite, j’ai essayé quelques magasins. Là encore, il n’y en avait pas. Ça commençait à être urgent, et j’ai appelé mon Buddy. Elle m’a gentiment suggéré d’en emprunter dans un restaurant. J’hésitais à le faire parce que je ne le fais jamais au japon. Et j’ai trouvé une bonne idée ! J’étais sûre qu’il y en avait… à la gare ! Avec la dernière once de force, je me suis dirigée vers la gare. Et puis, ce que j’ai vu à la gare… Une machine pour payer ! C’était très choquant qu’il faille payer pour aller aux toilettes… En Europe, trouver des toilettes, c’est un exploit !

    Noemie, Japon

    Les passages piétons

    Lorsque je suis arrivée à Lausanne, la première chose que j’ai faite a été d’aller à la Migros pour faire quelques courses. J’ai marché jusqu’à la Migros et quand je suis arrivée au passage piéton, j’ai attendu que la voiture passe pour pouvoir traverser. Cependant, la voiture s’est arrêtée juste avant la ligne zébrée et je me souviens que j’étais vraiment interloquée car, d’où je viens, la voiture n’attend pas les gens, c’est plutôt le contraire. Après deux minutes d’attente, j’ai demandé ce qu’elle attendait et elle m’a dit de traverser la ligne parce qu’elle s’était arrêtée pour me laisser traverser. J’étais choquée car dans d’autres pays, il est plus courant que ce soit la personne qui attende que la voiture ait passé.

    Mahta, Iran

    De la validation des tickets de métro

    La première fois que j’ai pris le métro à Lausanne, j’avais acheté mon billet et je suis entré dans le métro en cherchant un endroit pour le valider. En Espagne, les transports publiques ont toujours des barrières pour entrer ou au moins un endroit pour valider le billet. J’ai parcouru tout l’intérieur du métro à la recherche de cet endroit et, après quelques minutes, j’ai demandé à une femme et elle m’a dit qu’en Suisse on ne faisait pas ça. Je me suis senti vraiment bête.

    Arturo, Espagne

    Entre le français à l’école et celui de la vie courante, quel fossé !

    J’ai étudié le français à l’école. Mes connaissances sont suffisantes pour faire du shopping. Lors de mes premiers jours à Lausanne, alors que je voulais acheter quelque chose dans une chocolaterie, la dame à la caisse m’a dit plusieurs fois « cinq francs septante ». J’étais très troublée car je ne connaissais pas septante. Je n’arrêtais pas de demander : pouvez-vous répéter cela ? et elle a dit « cinq francs septante » à nouveau. « Septante » ne sonne pas très différemment de « siebzig » en allemand. Mais je ne m’y attendais pas et je n’ai donc rien compris.

    Julia, Allemagne

    Acheter du fromage et payer dans une boîte, un rapport de confiance !

    Un jour après le déjeuner, les amis de mon oncle m’ont dit d’aller acheter du Gruyère dans un endroit spécial.

    Quand nous sommes arrivés à cet endroit, j’ai réalisé que ce n’était pas un magasin et qu’il n’y avait pas de monde. Alors je leur ai demandé : « Et où allons-nous acheter le fromage ? », et ils me disent : « tu vois ce réfrigérateur ? c’est là qu’on l’achète. » et ils ont ri.

    Je n’ai rien compris jusqu’à ce que j’ouvre le réfrigérateur et que je me rende compte qu’il y avait juste un pot pour laisser l’argent pour ce que vous achetiez. Là, j’ai réalisé à quel point on peut faire confiance aux gens en Suisse.

    Alessia, Pérou

    Les surprises linguistiques du français à l’anglais 

    J’ai remarqué que lorsque les gens de Suisse romande parlent en anglais, ils ont des expressions spécifiques qu’ils utilisent tout le temps, comme des tics verbaux, et généralement ils ne sont pas souvent utilisés en anglais. Par exemple, il est vraiment amusant et bizarre pour moi que les gens utilisent tout le temps l’expression « for sure » en anglais. Il est souvent répété comme « for sure, for sure ». Les gens l’écrivent même dans des courriels. En tant que personne britannique, je n’ai aucune idée d’où cela vient ou si la phrase est une traduction directe de quelque chose en français.

    Philippa, Grande-Bretagne

    Une histoire de dentifrice

    Je suis allé au supermarché pour acheter un dentifrice. Comme j’étais en retard, je devais me débrouiller rapidement. J’en ai cherché partout, mais je n’ai rien trouvé, pas même un employé pour m’aider. Je n’ai vu qu’un produit qui ressemblait à un dentifrice, mais qui portait la marque « Candida ». J’ai pensé : « Non, ça ne peut pas marcher. » En portugais, « Candida » c’est le nom de la levure qui cause la candidose, une mycose qui affecte en particulier les organes génitaux féminins. Pensez-vous : se brosser les dents avec une pommade pour traiter une infection. Comment est-ce possible qu’un supermarché ne vende pas de dentifrice ? Intrigué, j’ai continué ma recherche (et j’ai raté mon rendez-vous). Après de nombreux va-et-vient dans les couloirs, j’ai décidé de vérifier ce produit et voilà : c’était bien un dentifrice. Enfin, j’en avais trouvé. Mais, juste au cas où, j’ai acheté une option qui avait un autre nom.

    Olliver, Brésil

    Surprise de l’hospitalité suisse

    Une fois que j’étais à la maison, travaillant à domicile, j’ai entendu frapper à la porte. J’ai été surprise parce que personne ne frappe à ma porte. Je pensais que si c’était un ami, il ou elle aurait appelé avant de venir. J’ai quand même décidé d’ouvrir la porte. Devant la porte se trouvait une fille avec une boîte de chocolat à la main. Elle s’est présentée en disant qu’elle est ma nouvelle voisine et que si j’ai besoin de quelque chose, de ne pas hésiter à frapper à sa porte. J’étais nouvelle en Suisse et mon français n’était pas très bon. J’ai seulement dit merci et j’ai fermé la porte. Quand la porte a été fermée, je me suis dit à moi-même, « tu n’as pas dit ni ton nom ! » Je me suis sentie tellement embarrassée et je ne me suis jamais excusée !

    Angeliki, Grèce

    Quand manger au restaurant ?

    J’ai fait un Erasmus en Suisse et un des premiers jours où j’étais là, nous avons décidé, avec des amis, d’aller manger dans un restaurant. On s’est retrouvés à 14h00 au restaurant et quand nous sommes entrés et que nous sommes allés commander, ils nous ont dit que la cuisine était déjà fermée. En Espagne manger à 14 heures est tôt ! Habituellement, nous mangeons à 15 heures mais nous dînons aussi plus tard que les Suisses. On ne pouvait pas manger et on a dû aller au supermarché pour acheter un sandwich. Depuis ce jour, on a vu que nous devions nous habituer à ce nouvel horaire.

    Aina, Catalogne

    Masqués oui, mais dans la diversité !

    Quand je suis arrivée en Suisse j’ai été frappée par le fait que tout le monde ici porte des masques presque identiques. Oui, d’accord, il y a peut-être quelques masques bleus et quelques noirs, en de rares occasions un blanc, mais au-delà de cela, il y a vraiment peu de variété. Voir un masque unique est une chose rare ! Lorsque je suis partie d’Écosse, presque tout le monde portait des masques réutilisables de toutes les couleurs et motifs – avec des images, avec du texte, rayé, tartan, pailleté, tout ce qu’on peut imaginer. Quand je prenais le train ou que j’allais au cours à l’université, il était toujours intéressant de voir tous ces masques différents. Ici, ils sont tous les mêmes et c’est beaucoup moins intéressant.

    Annie, Ecosse

    Désespoir oscillo-battant

    Je cuisinais dans l’appartement où je me suis installé au début de mon séjour à Lausanne. Comme je n’ai pas l’habitude d’utiliser une plaque à induction (qui n’est pas très commun au Brésil), j’ai brulé la nourriture, ce qui a produit beaucoup de fumée. Je me sentais trop nerveux. Alors, j’ai décidé d’ouvrir la fenêtre. Elle était un peu dure et je l’ai forcée. Ensuite, par ma surprise, la partie supérieure s’est ouverte. J’étais désespéré : « Mon Dieu, non, non, je viens d’arriver et j’ai déjà endommagé le bâtiment. Quelle malchance ! » Voici le dilemme : je fais comme si de rien n’était ou je reconnais mon erreur. Le surmoi a parlé plus fort que le ça. Alors, j’ai appelé la propriétaire pour lui expliquer la situation. J’étais très gêné. « Je suis désolé, mais j’ai abîmé la fenêtre. » Elle s’est contentée de rire. Après, j’ai constaté que cette ouverture était normale. Je peux dire que le fait se résume à ceci : un désespoir oscillo-battant.

    Olliver, Brésil

    Petit problème de prononciation

    Je suis allée à la poste pour payer mon loyer. Je n’avais pas assez d’argent, alors j’ai demandé ou je pouvais trouver un “ATM” en anglais. L’employé de la poste parlait très bien l’anglais, mais il ne comprenait pas du tout ! On a pris beaucoup de temps pour trouver ce que je voulais dire. Finalement, j’ai expliqué avec une phrase et il m’a compris. Ce qui m’a surprise c’est que les abréviations sont très différentes en français et en anglais. Au japon, on parle beaucoup de l’“IOC”, mais ici c’est le CIO. Je pense qu’il me faudra beaucoup de temps pour apprendre ces choses.

    Noemie, Japon

    Les jeunes conducteurs

    Après nous être finalement installés dans notre maison en Suisse, ma famille et moi avons décidé de faire une promenade pour explorer la ville dans laquelle nous avions emménagé. C’était une belle journée avec un ciel bleu, les routes étaient plutôt vides, peu de voitures circulaient… Jusqu’à ce qu’un énorme tracteur apparaisse, roulant sur la route principale de la ville. Pour quelqu’un qui a vécu à Singapour auparavant, voir un tracteur circuler sur la même route que les voitures était choquant. Non seulement cela, mais une fois qu’il s’est approché de nous, nous avons vu que c’était un enfant d’une dizaine d’années qui le conduisait avec sa petite sœur assise à côté de lui. Je me demande qui a la priorité dans cette situation.

    Maria Fernanda, Brésil

    Les trains et leurs pièges…

    Au début, quand je suis arrivée ici, je n’étais pas familière avec le système des trains, et encore moins avec les plans des trains. Ils étaient vraiment déroutants. Durant ma première semaine à Lausanne, je voulais découvrir le chemin pour aller à l’Université. Donc, j’ai pris un train l’après-midi et le plan était de monter dans un train et après quelques arrêts de descendre et de monter dans un autre train. Du coup, j’ai pris le premier train et je suis descendue. Cependant, après je me suis perdue dans la gare principale de Lausanne. J’ai demandé à quelqu’un quel train je devais prendre et elle m’a indiqué le numéro de train.  J’ai paniqué parce que le deuxième train était déjà parti depuis quelques minutes. Finalement, je l’ai trouvé et j’ai couru dans le train. Je me suis calmée pendant quelques minutes et j’ai profité de la vue, puis je me suis rendu compte que le train que j’avais pris partais en direction d’une autre VILLE. A la fin de la journée, je ne suis pas arrivée à l’université car il était tard et j’ai passé tout l’après-midi à essayer de rentrer à la maison.

    Mahta, Iran

    Le genre des prénoms…

    L’histoire suivante concerne ma première rencontre avec mon partenaire tandem. Je l’ai rencontré grâce à la plateforme tandem à l’Unil et nous avons décidé de nous rencontrer à Ouchy. Il s’appelle Laurent et il est suisse. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un qui s’appelle Laurent avant. Je suis arrivée à Ouchy mais je n’ai trouvé personne. Il y avait un gars qui me regardait et j’ai pensé que c’était étrange. Soudain, il vient et me demande si je suis Angeliki ? J’ai pensé comment il connaît mon nom et je l’ai regardé sans réagir. Puis j’ai réalisé que c’est mon partenaire tandem. Laurent est un prénom masculin !!!

                                                                                                                                 Angeliki, Grèce

    Les horaires des repas…

    On parle beaucoup des différences des horaires de manger que nous, les Espagnols, avons par rapport au reste des pays européens, la Suisse inclue. Et c’est tout à fait vrai, en Espagne on prend le déjeuner et le souper dans des horaires souvent difficiles à comprendre pour les autres gens. Souvent mes colocataires suisses rigolent de moi à propos de ça. Un jour, c’était 18 heures et je revenais d’un cours et je n’avais pas pris mon déjeuner. Donc je commence à cuisiner et une de mes colocs arrive pour cuisiner son souper. Elle me regarde et me dit avec un sourire : « c’est ton dîner ? » en pensant que c’était impossible. Et je réponds : « oui ». A partir de ce moment, elle ne demande plus si ce que je mange c’est mon dîner ou mon souper.

    Arturo, Espagne

    Mais oui, à Saint-Gall on paie avec des francs suisses… même si on parle allemand

    Il y a quelques semaines, je suis allée à Saint-Gall avec des amis, et Saint-Gall est dans la partie allemande de la Suisse où tout le monde parle allemand.

    Alors une fois là-bas, nous avons décidé d’aller marcher à la montagne, mais avant cela, nous sommes allés au magasin pour acheter des choses. Or, quand je suis arrivée à la caisse pour payer, j’ai dit à mon ami : « Je n’ai pas d’euros. Comment est-ce que je vais payer si je n’ai que des francs suisses ? » Et c’est là que tout le monde m’a regardé et que je n’ai rien compris.

    La caissière m’a regardée et m’a dit : « Mais, donne-moi ce billet », et j’ai répondu: « Non, parce que ce n’est pas des euros » et j’étais très embarrassée. Elle m’a redemandé mon billet pour payer, et sans comprendre, je le lui ai donné.

    Après, quand je suis sortie du magasin, j’en ai parlé à mes amis : « Je ne comprends pas comment elle a accepté les francs suisses, si on est en Allemagne ». Ils m’ont tous regardé et ont ri, puis j’ai réalisé que j’étais toujours en Suisse et qu’ils parlaient juste une autre langue.

    Alessia, Pérou

    L’art de traverser la route…

    En Allemagne, les gens traversent simplement la route quand il n’y a pas de voitures qui arrivent, même si c’est rouge. Les gens s’arrêtent quand il y a des enfants. J’ai voulu franchir un feu rouge ici et mes amis, avec qui je voyageais, m’ont indignement retenue. Ici, les gens suivent vraiment toutes les règles de très près.

    Julia, Allemagne

  • Voyage en terre helvète

    Voyage en terre helvète

    Chaque année, les étudiants et étudiantes du cours Tandem de l’Ecole de français (prof. Myriam Moraz) nous font part de leurs péripéties et impressions vis-à-vis de notre pays. Les transports en commun, les problèmes de langues et la ponctualité suisse sont à nouveau évoqués par les étudiants en échange.

    Un lapsus révélateur !

    Une fois, j’étais avec une fille au lac de Sauvabelin, où nous étions allés nous promener. Nous avons vu des canards et je voulais lui raconter une histoire à propos du fait que les canards ne peuvent pas mordre. Mais à ce moment-là je ne connaissais pas le mot « mordre ». Alors, je commence mon histoire avec « le canard bite, … » et puis elle a éclaté de rire. Elle n’a pas pu s’arrêter, elle a ri si fort. Elle m’a enfin expliqué, ce que le mot signifie et j’ai précisé que je pensais que c’était pareil qu’en anglais : Bite something, to take a bite. Maintenant, que je connais ce mot vulgaire je fais attention avec l’utilisation de ce mot.

    (Dario, Suisse-allemande)

    Les gens les plus drôles

    Bien sûr, les Romands attachent plus d’importance à la bonne nourriture. « On a bien mangé » est ici l’expression d’une soirée réussie par excellence. De plus, les Romands ont dans leur vie quotidienne une chaleur qui est étrangère à de nombreux Suisses alémaniques. On apprécie la rencontre humaine, même si elle ne conduit pas à une amitié durable. Le contact quotidien ici m’a toujours rappelé celui des Américains: quelque chose de formalisé peut-être, mais toujours poli et cordial. Par exemple, la formule de salutation « ça va ». Après tout, la vie n’est pas seulement une question de grands sentiments, mais aussi de petites choses.

    (Dario, Suisse-allemande)

    On ne rigole pas avec la ponctualité dans les restaurants !

    Quand je suis arrivée en Suisse Romande, la première chose qui m’a surprise c’est la ponctualité… non seulement des transports en commun (les trains, les bus,…), mais aussi des repas ! Une fois, j’étais avec ma famille et on voulait aller à manger dans un restaurant, alors, j’ai réservé une table pour 20 heures. Mais malheureusement on a eu un retard de 15 minutes ! Quand nous sommes arrivés le serveur nous a dit que la table n’était plus réservée pour nous, parce que nous étions arrivés trop tard ! Donc, nous avons été obligés de dîner à la maison. Maintenant j’ai appris la leçon et je suis devenue plus ponctuelle.

    (Martina, Italie)

    © Myriam Moraz

    Se promener dans le noir !

    L’autre jour, je me suis promenée à Vevey, et je m’en fichais qu’il fasse nuit. Il n’y avait même pas d’ombres dans les petits chemins morts que j’ai traversés. Et après avoir marché quelques kilomètres, je suis rentrée chez moi « très tranquille », comme si je m’étais perdue pendant deux heures, et comme si je n’avais pas eu peur d’être toute seule dans le noir. En Equateur j’aurais sûrement été kidnappée!!!

    (Daniela, Equateur)

    Les animaux du Starbucks ! Il faut payer !

    J’étais au Starbucks de la gare et en regardant les gens, j’ai vu un cocker espagnol dont je suis tombée amoureuse. Mais après y avoir pensé un moment, je n’étais plus amoureuse car en Suisse, il faut payer même pour avoir des animaux domestiques.

    (Daniela, Equateur)

    Comment traverser la route ?

    Ici en Suisse, toutes les voitures s’arrêtent quand les piétons traversent la rue et vous ne devez pas attendre que les voitures vous laissent passer tant que vous traversez la rue sur un passage pour piétons. C’était très différent pour moi et j’étais très surpris, parce que je n’avais jamais vu une chose pareille dans mon pays, et pas seulement dans mon pays, je n’ai jamais vue cela en Europe. C’est spécial en Suisse et j’aime beaucoup ça. Par ailleurs, ici, vous avez réussi à protéger les parcs et les lieux privés. Si ces lieux étaient dans mon pays, partout ce serait plein de restaurants ou de bâtiments, vous ne pourriez pas voir le lac ou trouver des arbres et de la verdure.

    (Sezar, Turquie)

    Etre malade en Suisse

    Les docteurs pensent que rien n’est grave si vous pouvez marcher. Bizarre ! Je ne peux pas aller chez le médecin avant d’être allée chez le généraliste. Une fois un orthopédiste m’examinait pour des maux de ventre. C’était avant Noël et c’était le médecin de garde. Il m’a dit que je pouvais rentrer chez moi parce qu’il ne connaissait pas la raison de mes maux et que, comme ce n’était pas l’appendicite, je pouvais revenir après les jours fériés.

    (Mariia, Ukraine)

    Se marier en Suisse

    Il faut payer 400.- pour la cérémonie.
    Etranger ! Vous pouvez inviter des gens de manière formelle pour une demi-célébration de mariage.

    (Mariia, Ukraine)

    Que faut-il proposer à boire en soirée ?

    Un samedi soir, j’ai invité pour la première fois des amis et des collègues suisses chez moi et, à leur arrivée, je leur ai demandé de choisir un verre à boire entre le thé et le café. Je les ai trouvés peu intéressés et je ne connaissais pas la raison. Ensuite, je me suis dit que ce n’est pas la manière habituelle, comme c’est le cas dans ma culture, d’accueillir un invité avec du thé ou du café dans un pays européen. J’ai juste changé d’avis et leur ai suggéré du vin ou de la bière, puis les jolies fleurs d’un sourire ont commencé à fleurir sur leurs visages  J’ai appris que le thé ou le café est généralement servi après le dîner et qu’il est préférable de commencer une soirée avec du vin ou de la bière.

    (Mehdi, Iran)

    Salutations inversées !

    Je n’ai jamais pensé qu’un jour je pourrais avoir un problème avec les salutations. Dans ma culture, les hommes s’embrassent généralement sur la joue et serrent la main des femmes. Ici, en Suisse et dans d’autres pays européens, c’est différent; les hommes embrassent les femmes sur la joue et serrent la main des autres hommes. Il m’a fallu un certain temps pour m’habituer à la manière occidentale de saluer parce que je voulais inévitablement embrasser les hommes sur la joue et j’oubliais d’embrasser les femmes sur la joue.

    (Mehdi, Iran)

    Université ou ferme ?

    Quand je suis arrivée à l’Université de Lausanne, j’étais ravie de voir un campus si vert et ouvert. Pourtant, cela m’a étonnée d’entendre des bêlements! J’ai regardé autour de moi, et voilà, au milieu du campus il y avait des moutons! C’était si marrant pour moi, étant donné que je n’ai jamais vu des animaux sur le campus d’une université! Quelle bonne idée, pour couper l’herbe et rendre les étudiants heureux !

    (Amy, Angleterre)

    Une vraie amie

    Mon prénom est Amy, la version anglophone du prénom français « Aimée ». Cependant en Suisse, tout le monde le prononce comme le mot « ami », et je trouve ce fait très drôle ! C’est comme si tout le monde disait que j’étais leur ami, ce qui est agréable !

    (Amy, Angleterre)

    Rien de gratuit en Suisse

    Quand je suis arrivée à l’aéroport à Genève, il y avait beaucoup de monde et tout le monde parlait français. J’avais trois grandes valises, méga lourdes. J’ai cherché une personne qui travaillait comme porteur mais, je n’en ai pas trouvé. Pauvre de moi ! J’ai essayé de détacher un charriot mais, je n’y suis pas arrivée. J’ai demandé à une dame comment cela fonctionnait, elle m’a dit : « Il faut mettre un ou deux balle ». J’ai été choquée car, d’abord je n’avais pas de monnaie suisse et je n’avais jamais vu quelque chose comme ça. Puis, j’ai vu un homme portant un uniforme de sécurité, j’ai couru vers lui, je lui ai dit que je n’avais pas de monnaie et que je ne savais pas que cela fonctionnait ainsi. Il a compris ma situation et il a détaché un charriot avec sa clé. Voilà, c’était mon premier contact avec la Suisse…

    (Zebiba, Ethiopie)

    Un taux de change exceptionnellement bas !

    Quand je suis arrivée à l’aéroport à Genève, je transportais avec moi 2000 dollars canadiens avec la nécessité de les convertir au plus vite en monnaie locale. Ma chance ! J’ai trouvé un bureau de change dans les deux premières minutes qui ont suivi mon arrivée. J’avais tout à fait en tête que l’argent en Suisse valait plus que l’argent au Canada, mais pour une raison ou l’autre, j’ai quand même refusé l’offre du monsieur qui voulait me donner seulement 1400 francs pour mes 2000 dollars. Je ne suis pas trop forte en math et c’était une sorte de dissonance cognitive à laquelle je n’ai pas eu envie de m’attaquer le premier jour. Je suis montée dans le train pour commencer mon aventure à Lausanne avec mes 2000 dollars canadiens et aucun franc suisse.

    (Sydnie, Canada)

    Peser soi-même les fruits et les légumes ?

    A mon arrivée, il fallait aller rapidement au supermarché parce que c’était samedi soir et que ma colocataire m’a dit que rien n’était ouvert le dimanche. J’étais dépassée… c’était le décalage horaire. Les magasins allaient bientôt fermer. Je ne pouvais pas supporter la pression. J’ai passé les légumes hors de prix, et ensuite les produits laitiers, la section de la volaille – j’ai fait le tour de l’épicerie avec un panier vide. Il était tellement occupé ce samedi soir et je me suis finalement décidée pour 2 tomates, 1 pomme, des œufs, du pain, et une boîte de petits beurres. Le panier le plus aléatoire de toute ma vie. J’ai fait la queue. Je me sentais bien. Mais c’est à ce moment-là que, avec 10 personnes qui faisaient la queue derrière moi, la caissière m’a demandé où était le prix pour mes tomates et mes pommes. J’ai cru que j’allais pleurer…

    (Sydnie, Canada)

    Programmer les invitations 6 mois à l’avance !

    Quand j’habitais à Moscou, chaque jour, il était possible d’aller où je voulais sans planifier. Quelqu’un pouvait me téléphoner et m’inviter à aller visiter un musée, dans un parc, au restaurant, dans un club, et. Et si je n’avais pas de plans le matin, cela ne signifiait pas qu’après ma journée, je rentrerais directement chez moi. En fait, c’était spontané et plus intéressant. Ainsi quand je suis venue en Suisse, j’ai été surprise que tout soit planifié. Pourquoi avez-vous besoin de planifier votre diner 2 à 6 mois à l’avance ? je ne vous invite pas à mon mariage ou à mon anniversaire, juste à un petit dîner. Alors aujourd’hui (le 25 octobre), on a besoin de planifier notre nouvel an et c’est déjà tard ! Beaucoup d’amis savent déjà où ils vont. Et bien sûr, ils ont déjà acheté des billets et ont tout réservé pour toute l’année prochaine. Voilà ! C’est une mentalité différente.

    (Elena, Russie)

    La vie chère !

    Au cours de mon séjour en Suisse, j’ai plu constater que la vie est très chère. Il y a beaucoup de factures à payer, et tout est plus cher comparé à mon pays mais cela se justifie grâce aux salaires élevés de la Suisse. Grâce à cela, nous pouvons avoir une belle vie et sécurisée en Suisse.

    (Zhivkica, Macédoine)

    Happy hours !

    Toutes les fois que je vais dans un bar, je vois des gens qui boivent seulement de la bière. Je crois que c’est une boisson typique ici en Suisse. Mais à certains moments de la journée, je vois de nombreuses personnes qui commandent de la bière en même temps. Je n’ai pas compris pourquoi jusqu’à ce que mon partenaire Tandem m’explique que les boissons coûtent moins cher à ce moment de la journée et que c’est tous les jours comme ça. Je pense que c’est un moyen efficace d’avoir une clientèle satisfaite.

    (Denis, Albanie)

    Les familles sont vraiment petites en Suisse !

    Une autre chose qui m’a fait une grande impression c’est le mode de vie parce que mon ami m’a dit que beaucoup de Suisses vivent seuls ou cohabitent avec quelqu’un. Or, même pour ceux qui créent une famille, le nombre de membres de la famille n’est pas supérieur à 4. C’est quelque chose de nouveau pour moi qui ai appris à vivre en Albanie, où la plus petite famille compte quatre membres.

    (Denis, Albanie)

    La fondue !

    Toute ma vie, j’ai cru que, quand on parlait de « fondue » on parlait de « fondue au chocolat ». Mais juste avant d’arriver en Suisse, je me suis rendu compte qu’ici la fondue au fromage était presque un symbole national. En plus, après être allée chez mon amie suisse à Lucerne, j’ai remarqué que les Suisses peuvent avoir des traditions particulières autour de la fondue. Par exemple, chez mon amie, on a mangé la fondue avec des poires et des pommes en plus du pain, et on a bu non seulement du vin rouge, mais aussi du muscat, du jus de pomme naturel, de l’eau et du thé, tout cela en même temps ! J’ai gouté aussi la fondue à Lausanne, cette fois avec un groupe de 7 amies. On a demandé 6 portions de fondue pour nous toutes, en pensant qu’on aurait assez. Mais quand la fondue est arrivée, on avait devant nous un caquelon énorme et tellement de fromage qu’on n’a pas été capables de finir, même si on avait très faim. Je vais faire attention la prochaine fois que je mange de la fondue et je vais partager une portion avec…4 personnes, peut-être ?

    (Florencia, Chili)

    La musique des années 80 !

    Une autre chose de drôle pour moi c’est le type de musique qu’il y a dans quelques bars et clubs à Lausanne. Un des premiers week-ends après être arrivée ici, ma colocataire, son amie et moi sommes allées au centre-ville pour boire des bières dans un bar. J’ai demandé à l’amie de ma coloc quel style de musique les gens écoutaient à Lausanne, à quoi elle a répondu « le style normal, ce que tout le monde aime ». Ok, « ce que » et « tout le monde » sont des termes relatifs. Dans le bar, on n’a écouté que de la musique des années 80 (mon style préféré). Un mois après, je suis allée dans un club avec un groupe de ESN (Erasmus Student Network) et encore une fois, presque toutes les chansons étaient des années 80. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles ! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me sentais heureuse d’avoir été transportée dans le temps !

    (Florencia, Chili)

    Attention à la prononciation

    Les deux premières semaines où j’étais en Suisse, j’ai dit la phrase « merci beaucoup » en la prononçant « merci beau cul ! ». Ce n’est que lorsque mon prof au Cours de vacances m’a expliqué que je me suis rendu compte de ce que je disais…

    (Lucas, Etats-Unis)

    Faire la bise… sur le front ?

    C’est très bizarre pour moi de faire la bise quand je rencontre une femme. Une fois j’ai rencontré une femme et je n’étais pas prêt à lui faire la bise. J’ai hésité et elle m’a donné un bisou sur le front.

    (Lucas, Etats-Unis)

    Tous les magasins sont fermés le dimanche !

    C’est très bizarre que tous les magasins soient fermés après 19 :00 ou particulièrement le dimanche ! Dans mon pays, en Iran, les supermarchés ferment après 23 :00 ! et pendant le weekend les centres commerciaux, les supermarchés, les magasins de vêtements, les restaurants sont ouverts beaucoup plus souvent ! parce que, ainsi, les autres personnes qui travaillent pendant la semaine peuvent aller faire du shopping. L’autre raison c’est que manger dans les restaurants ou faire du shopping avec la famille est un loisir pour nous !

    (Zarrin, Iran)

    Resquiller dans les transports en commun, c’est facile !

    C’est très intéressant que, à Lausanne, il n’y ait pas de porte, de machine ou quelque chose dans les stations de métro pour contrôler les billets ! pendant les premiers jours de mon séjour à Lausanne chaque fois après que j’ai pris le bus ou le métro j’avais peur parce que peut être j’aurais dû vérifier mon billet !!!

    (Zarrin, Iran)

    Le système de transport

    Ce qui est absolument différent entre la Suisse et mon pays, c’est le système de transport et son efficacité. La première fois que j’ai pris le train, j’ai été très étonnée de la ponctualité et de la manière de vérifier et contrôler l’achat du ticket. Dans mon pays, il n’y a pas de confiance en la bonne foi du citoyen, bien qu’il y ait une disposition constitutionnelle à ce sujet. Là-bas, toutes les stations et les bus sont équipés avec des contrôles d’accès, tout le contraire de la réalité suisse. Je trouve que la culture citoyenne d’ici permet d’avoir confiance dans le fait que personne ne va à échapper au paiement du titre de transport !

    (Ana Milena, Colombie)

    Où sont les petits marchés ?

    Je viens de vivre en Espagne pendant trois ans et je suis très habituée à trouver beaucoup de petits marchés ainsi que de grands bâtiments industriels tenus par des familles chinoises, qui sont très accessibles pour acheter plein de choses à prix réduit. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ce type de locaux commerciaux ici à Lausanne ! J’ai toujours dû aller au centre-ville pour faire des économies et faire les courses d’une façon moins chère que dans mon quartier. Dans mon pays, les petits marchés sont encore plus communs, ils sont situés presque à tous les coins des rues !

    (Ana Milena, Colombie)

    On enlève ses chaussures à l’intérieur !

    Un jour, je suis rentrée chez moi et un de mes colocataires voulait me montrer quelque chose. Alors je suis allée dans sa chambre et il a regardé mes pieds et il a dit « NO NO NO NO NO » et m’a fait sortir de sa chambre. Il a dit : « tu ne peux pas porter des chaussures dans ma chambre ». J’ai dit : « mais tu portes toujours des chaussures à l’intérieur tout le temps ». Il était très en colère et il a crié : « En Europe nous ne portons pas de chaussures à l’intérieur » en claquant sa porte.

    (Courtney, Australie)

    Dire bonjour dans la rue, ça ne se fait pas !

    Un jour, j’étais allée faire mes courses et tandis que je marchais, j’ai vu cette femme avec son chien et je pensais qu’elle allait dire « bonjour ». En Australie quand vous passez à côté de quelqu’un dans la rue, vous dites toujours « bonjour ». Au moment où nous étions sur le point de nous croiser, elle a dit « viens » à son chien et j’ai dit immédiatement « bonjour ». Nous nous sommes juste regardées et avons continué à marcher, c’était très gênant.

    (Courtney, Australie)

    Manger dans le train en Suisse

    Je m’assieds avec mes amis dans le train qui se dirige pour Paris. Il n’y a personne dans le train sauf une famille assise en face de nous – une mère et un père avec leurs deux enfants. On a faim mais le paysage suisse nous fait oublier nos estomacs pour le moment. Les champs verts sont séparés par les arbres foncés qui ont déjà perdu toutes leurs feuilles. Derrière ces champs, le lac Léman. Derrière le lac, les montagnes saupoudrées de neige. On n’a pas déjeuné chez nous parce qu’on était en retard, et, à mon avis, c’est une habitude australienne d’être en retard. Peut-être que nos estomacs supporteraient le reste du voyage sans problème. Après vingt minutes le père assis en face de nous commence à déballer une fine couverture à carreaux. ‘Il fait quoi ?’ pense-t-on. Puis la mère sort un petit panier en osier. Les deux enfants enlèvent leurs écouteurs. Le père dispose la couverture sur la minuscule tablette du train. On oublie le paysage. La mère met soigneusement les couverts sur la table – tout le monde a naturellement une serviette. Puis la famille se met à manger des croissants avec de la confiture et du beurre, des poires et du fromage, tandis que les parents partagent un thermos avec une boisson chaude. On n’est pas aussi heureux qu’auparavant. On n’a pas prévu que l’on verrait un repas de trois services en face de nous, que certains seraient tellement préparés pour le voyage. Personne ne dit rien. ‘Peut-être qu’on pourrait commander quelque chose au wagon-restaurant ?’

    (Sidney, Australie)

    Etre à l’heure !

    La ponctualité en Suisse m’a vraiment marquée ! Ici, les gens arrivent toujours 5 minutes avant leur rendez-vous. Mais, dans mon pays, au Kosovo, la ponctualité n’est pas toujours respectée. Les gens arrivent à leur rendez-vous 15-20 minutes en retard ou pas du tout !

    (Djellza, Kosovo)

    Trier les déchets !

    Le tri des poubelles m’a aussi marquée. Dans mon pays d’origine, le Kosovo, il n’y a aucun tri des déchets. Ici en Suisse, nous trions presque tout! Les bouteilles en plastique, le verre, le carton, le papier et mêmes les capsules de café! C’est vraiment impressionnant comment la plupart des gens ici respectent l’environnement.

    (Djellza, Kosovo)

    Une histoire de confiance !

    Il n’y a pas de différences très grandes entre la Suisse et la Suède. Ils commencent tous les deux par « s » et sont tous deux en Europe. Très semblables. Mais ce que je trouve le plus choquant c’est que les gens laissent simplement beaucoup de leurs affaires sans surveillance. Quand je me promène dans un parc ici en Suisse, je vois des bancs avec des sacs et personne à proximité. Personne n’a-t-il peur des gens qui leur prennent des choses ?
    Je m’explique : c’est génial de pouvoir laisser ses affaires et de s’attendre à ce qu’elles soient là à votre retour. Mais c’est aussi un peu bizarre pour moi. En Suède tu ne laisserais pas tes affaires. Tu t’assures toujours qu’elles sont près de toi.

    (Emilia, Suède)

    Le fromage pour le dessert ? Vraiment ?

    Je sais depuis longtemps que le fromage est un produit phare de même qu’une partie indispensable de la consommation quotidienne en Suisse. En fait, on sert un plateau de fromage après le plat principal quand c’est le moment du dessert. Je me souviens de mon premier repas au restaurant ici à Lausanne. J’étais frappée de voir la diversité des fromages sous le mot « dessert » tandis que le choix de « vrais » desserts (comme je le perçois) était limité. Malgré le fait que j’habite ici depuis 3 mois, je ne peux pas encore m’habituer à manger du fromage à la fin de mon diner. Je préfère des douceurs, des gâteaux, du chocolat. Moi, je suis un bec à sucre, donc, pas de fromage pour moi, s’il vous plait.

    (Kseniia, Russie)

    Merci, la Suisse, pour la possibilité de dormir plus

    En Suisse, on retarde l’heure en Octobre tandis qu’en Russie l’heure demeure la même (honnêtement, cette pratique a été supprimée il y a quelques années). C’est un vrai cadeau, puisqu’on a une heure de plus, mais en même temps c’est un défi en quelque sorte, parce que ça a augmenté le décalage des heures entre ma ville natale et Lausanne. Quand je suis libre et que j’ai fini mes cours, ma famille va au lit, ce qui empêche ma communication avec mes proches. Bref, je me rappelle le Dimanche quand l’heure a été changée et que je me suis réveillée avec ce sentiment de satisfaction complète d’avoir dormi plus. Alors, peut-être que ça n’est pas si mal, ce changement d’heure !

    (Kseniia, Russie)

    Un peu contradictoire, non ?

    Je crois qu’il y a une collision entre les valeurs écologiques et le système postal ici, en Suisse. Autrement dit, la Suisse est un pays très sensibilisé aux problèmes environnementaux et qui essaie de prendre certaines initiatives dans ce domaine. Pourtant, on utilise tellement de papier en écrivant toutes ces lettres qui sont parfois inutiles. Par exemple, quand j’ai créé mon compte en banque, il fallait attendre une lettre avec mes données personnelles qui comportaient code pin, un login, une carte-même et tout ça. Mais un jour, j’ai reçu une lettre qui exprimait la gratitude pour le fait que j’avais choisi cette banque. Puis, le lendemain, j’ai reçu une autre lettre avec mon code pin et mon login pour mon compte personnel en ligne. Après, j’ai reçu encore 2 lettres avec ma carte et une invitation à venir chercher un outil spécial qui me permettrait d’avoir accès à mon compte. De plus, chaque mois, on m’envoie une déclaration (de 10 pages environ) avec mes dépenses, dont je n’ai pas besoin, parce que je peux le télécharger en ligne. Alors, c’est un vrai gaspillage de papier, à mon avis. Peut-être qu’il vaut mieux qu’on change ce système pour le rendre plus numérique.

    (Kseniia, Russie)

    Les téléphones publics qui avalent notre argent !

    Le jour de mon arrivée en Suisse, je ne pouvais pas me connecter à Internet. Je devais appeler ma sœur, et donc je l’ai appelée depuis un téléphone public, mais j’avais besoin de pièces pour le faire. J’ai dû déposer 5 francs quand j’ai fait le premier appel; l’appel n’a pas été concret et j’ai perdu mon argent, parce que le téléphone public n’a pas rendu l’argent.  Lors de l’appel suivant j’ai déposé 5 francs de plus, ma sœur m’a répondu et elle a pu venir pour moi. Voilà !!! les deux appels m’ont coûté 10 francs. En Colombie, il y a des téléphones publics partout et les téléphones retournent toujours l’argent que vous n’utilisez pas.

    (Alejandro, Colombie)

    Se servir à manger ! Petites ou grandes portions ?

    La semaine où je suis arrivé, je suis allé manger avec ma sœur et son beau-père, ce jour-là nous étions 5 personnes au diner. Sur la table il y avait 3 plats avec des pâtes et 2 autres avec de la salade. Tout le monde a pris une portion, quand ils ont fini de se servir, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de nourriture, alors j’ai pris deux fois plus que les autres (c’est-à-dire une double portion) et j’ai commencé à manger. Quand j’avais fini, je me suis resservi sans remarquer qu’il y avait déjà peu et que la plupart n’avaient pris qu’une petite portion.  Ici les personnes mangent habituellement de petites portions et se resservent pendant le diner, contrairement à ce que l’on fait dans mon pays, où vous vous servez habituellement la portion que vous croyiez être suffisante pour vous, et le reste est réservé à ceux qui souhaitent se resservir. Nous ne nous servons pas de petites portions pour nous resservir ensuite. Quand nous avons fini de manger, ma sœur m’a expliqué ce qui s’était passé et que je devais m’excuser. Les autres personnes ont ri et ont dit que quand elles se rendraient en Colombie, elles savaient déjà qu’elles ne devraient prendre qu’une seule grande portion.

    (Alejandro, Colombie)