• C’était bien, c’était chouette, on y retournera

    C’était bien, c’était chouette, on y retournera

    Le Paléo s’est achevé hier sous une pluie de confettis et de ballons gonflables lors du concert d’Indochine. Pour cette dernière chronique, L’auditoire a réalisé un petit récapitulatif de son expérience lors de cette édition 2018.

    © Suzanne Badan
    Angèle © Suzanne Badan
    © Suzanne Badan
    © Suzanne Badan

    Vous l’avez sans doute remarqué, mais à L’auditoire, on aime établir des listes. Cela nous a donc paru être la meilleure manière de clore cette série de chroniques sur le Paléo Festival:

    • On a fait trente-huit fois le tour des stands avant de se décider où manger. Et ce tous les soirs.
    • On a eu envie de suivre Kaleo en tournée (parce qu’ils sont beaux, certes, mais surtout parce que leur concert était in-croy-able !).
    • Jusqu’au 17 juillet 2018, on pensait que Personal Jesus était une chanson originale de Marilyn Manson. Oups.
    • On a attendu 1h30 avant de pouvoir hurler « Reach out and touch faith » à pleins poumons avec Dave Gahan (non ça c’est pas vrai vu qu’avant le concert on ne savait pas que c’était de lui).
    • On a programmé d’aller voir Imam Baildi à quatre reprises, et on a toujours loupé l’heure du rendez-vous.
    • On a cherché Vianney, et il était là.
    • On a appris avec surprise que le chanteur de The Killers n’avait que 37 ans alors qu’on pensait qu’il en avait 50 mais qu’il faisait juste jeune – pardonne-nous Brandon.
    • On a été un chouïa mal à l’aise quand ce même Brandon a confondu Nyon avec Genève (il faisait quand même moins de bourdes quand il avait une moustache).
    • On a eu un rire nerveux en constatant que ça faisait près de deux heures qu’on était bloqué dans le parking 3.
    • On a prié pour que la Loi de Murphy ne s’abatte pas sur nous après le concert d’Angèle.
    • On a été choqué de voir arriver Little Simz sans prisme vert au-dessus de sa tête.
    • On n’a pas trop compris quand Nekfeu a demandé s’il y avait des « meufs qui sont des bonhommes ce soir ? ».
    • On a dansé la dabkeh avec ferveur au son de 47SOUL.
    • On a hésité pendant six jours à goûter le gaspacho aux insectes, mais la lâcheté nous en a empêché. Alors on regrette et on hésite à aller en chercher dans le jardin pour en faire une soupe ce soir.
    • On a passé à peu près autant de temps à faire la file pour les toilettes que Neymar en a passé à se rouler par terre depuis le début de sa carrière.
    • On a espéré jusqu’au bout que Stromae vienne par surprise au concert d’Orelsan. Mais il n’est pas venu. Alors on a dansé pour oublier tous les problèmes.
    • On a finalement eu les bases avec Orelsan (enfin ça, c’est lui qui l’a dit. Mais nous on a un doute).
    • On a découvert que le guitariste de Lenny Kravitz est en fait Alain Souchon.
    • On a eu envie de faire un câlin à Roméo Elvis quand il a déclaré adorer Shaqiri.
    • On a compris enfin compris que les artistes qui portent des lunettes de soleil cherchent en réalité à cacher leurs yeux. On vous laisse deviner pourquoi (n’est-ce pas Lenny ?).
    • On a voulu manger des queues de castor, mais il n’y en avait plus. Alors on a déprimé et on a regardé les prix des billets d’avion pour Montréal.
    • On a eu envie de commencer la danse contemporaine en contemplant Loïc Nottet.
    • On a un peu paniqué quand on s’est aperçu que des morceaux de feux d’artifice nous tombaient dessus.
    • On a eu des envies de meurtre envers l’homme qui a hurlé « ON EST CHAMPIONS DU MONDE » pendant J’ai demandé à la lune.
    • On a collectionné les confettis du concert d’Indochine.
    • On a adoré passer cette semaine incroyable sur la plaine de l’Asse et on se réjouit d’y retourner l’année prochaine.

    Merci d’exister Paléo ♥

  • Une étrange banderole retrouvée au milieu de Paléo

    Une étrange banderole retrouvée au milieu de Paléo

    Située au plein centre de Paléo, entre le quartier de la Terrasse et le quartier latin, une obscure inscription orangée suscite de nombreuses interrogations chez les festivaliers. Des lettres blanches semblent former les mots «LE» et «Matin». L’auditoire a enquêté.

    Que peut bien signifier la mystérieuse banderole orange retrouvée vers le passage des artisans? Le mystère parcourt les allées boueuses de Paléo depuis le début de la semaine, et chacun y va de sa petite explication. Il y a tout d’abord les complotistes, comme François pour qui «ça ne fait aucun doute, c’est encore un coup des Illuminati» en expliquant cela par le fait qu’ «ils sont partout, méfiez-vous». Théorie remise en question par son comparse Emilien: «Je pencherais plutôt pour les Francs-maçons. L’orange a pour eux une grande signification, puisque c’est la couleur de la tromperie et du mensonge. Je l’ai vu dans un documentaire sur internet.»

    D’autres privilégient la piste divine. «Je pense que c’est un message de Dieu qui se plaint du lieu de débauche qu’est devenu ce festival», explique Eugénie. Elle complète son explication: «L’orange, c’est la couleur de la pêche. Et une pêche, ça pousse sur quoi? Un pêcher. Oui. Pêcher. Comme péché. Vous avez saisi?» Son mari, Edouard, partage également cette piste: «Ce le lieu est rempli de satanistes qui se droguent et forniquent à tout bout de champ. A un moment donné, c’est évident que le Tout-Puissant intervienne.» Il ne répondra toutefois pas à la question de pourquoi lui et sa femme ont décidé de venir dans cet endroit qui semble tant les horrifier, prétextant qu’ils devaient partir parce qu’ils étaient garés en double file.

    Certains festivaliers ont poussé l’analyse un peu plus loin. Solène, par exemple, est convaincue que les traces blanches visibles sur la banderoles ne sont pas disposées par hasard: «Si on regarde attentivement, on voit que cela forme de lettres, et une fois qu’on sait ça, on arrive facilement à déchiffrer l’inscription “Le Matin”». Son ami Mathieu renchérit avec sa propre interprétation: «Je pense tout simplement que ce sont les organisateurs du festival qui sont à l’origine de ce mystère. J’y vois une sorte de blague de leur part. Etant donné que ce festival se déroule majoritairement le soir, c’est assez ironique de placer une affiche indiquant que c’est “Le Matin”. C’est un humour qui leur correspond assez bien. Je ne pense pas qu’il faille chercher plus loin.»

    Alors que cette théorie nous semblait tout à fait convaincante, nous sommes tombés sur Gérard, qui affirme détenir la véritable explication: «Il s’agit d’une publicité pour un journal papier qui a subitement disparu. Il s’appelait “Le Matin”, et les gens le lisaient quotidiennement en buvant leur café. Il traitait des sujets populaires, et beaucoup de personnes s’amusaient à le qualifier de torchon. Mais c’était ces mêmes personnes qui le lisaient, et à sa mort, elles ont beaucoup moins ri. Sans parler de la quarantaine de collaborateurs qui se sont fait virer sans considération par Tamedia, leur éditeur. Une triste histoire.» Un quotidien lu par plus de deux cent mille romands qui disparaît du jour au lendemain? On peine à le croire.