Me, Myself, You and I

TECHNOLOGIES • GAFA, quatre lettres qui retentissent à travers le monde comme le symbole du millénaire nouveau aux centaines d’amis à portée d’un clic et aux discussions à toute heure. Alors qu’une rencontre peut avoir lieu depuis le confort de son salon, les réseaux sociaux semblent avoir propulsé le rapport à l’autre dans une nouvelle dimension. Est-ce véritablement celle du réel et intense relationnel ?

Ultime recours à la solitude d’un instant, parades aux œillades de l’avanie: les nouvelles technologies ainsi que leurs dérives se sont imposées comme rouage essentiel à la passionnante complexité de notre comportement en société. Distant souvenir pour certain·e·s, amère dystopie pour d’autres, l’absence de ces dernières fut, néanmoins, bien réelle pour de nombreuses générations où pouvoir constamment être en contact avec le monde extérieur était relégué au rang des frivolités de la pensée. Aujourd’hui, alors que nous entrons dans une nouvelle décennie, la question de leurs impacts sur nos relations se pose. Nombreux·ses penseur·euse·s, écrivain·e·s et artistes se sont prononcé·e·s sur l’omniprésence de la technologie; France Gall évoque un monde où «les gens parlent trop», un monde dénudé de mystère avec «de moins en moins de rêves». Albert Einstein affirme que cette dernière a «dépassé notre humanité». L’écrivain et voyageur Sylvain Tesson déplore une mutation digitale qui «n’entretient pas le charme, la beauté, le mystère, l’intensité et la profondeur de la vie». Baroud d’honneur d’une élite surannée ou véritable prise de conscience?

Un mariage moderne

Le XXIe siècle incarne l’ère où caprices créateurs, travail et névroses l’ont emporté sur d’innombrables heures passées reclus dans son garage ou sa chambre de jeune étudiant à Harvard. En effet, dévouement et sueur sont à l’origine de quelques inventions qui bousculèrent nos manières de rentrer en contact avec les autres. Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp, ou encore l’iPhone sont devenus en peu temps des outils (presque) incontournables pour construire et faire vivre nos rencontres, nos amitiés, nos passions. L’opportunité inouïe de partages, d’expressions et de socialisations est indéniable. Jadis impitoyable Némésis d’un rapport entre deux personnes, la distance n’est désormais plus cet infranchissable rempart à la vigueur dans une relation. Cependant, cette considérable digitalisation de nos contacts se poursuit parfois jusqu’au mépris des émotions, jusqu’au mépris de l’ineffable ressenti d’un instant partagé. L’immense avancée technologique est-elle suffisante pour répondre à notre irréfragable besoin de chaleur humaine? Alors qu’elle nous amène à filmer un concert plutôt que de le vivre, à commander plutôt que de se déplacer, à s’écrire plutôt que de se voir, nous ne pouvons nier que la technologie nous retire une partie de la riche texture des rapports humains. Pour Sylvain Tesson: «Ces phénomènes déclarent la guerre au mystère, à l’imprévu, à ce qui fait la substance de la vie.»

Omniprésence des smartphones: photographie prise au Guggenheim Museum par Thibaud Darré à New York.

Esclave ou acolyte?

L’intime lien que l’Homme a forgé avec le numérique semble évoluer dans les eaux troubles du progrès où l’harmonieux peut vite se retrouver submerger par le diktat du superficiel. En effet, l’efflorescence des nombreux réseaux sociaux a plongé notre génération dans la constante mise en scène où l’on cherche à défier la morosité du quotidien. De cette mise en scène découle une certaine forme d’hypocrisie, la réalité se perd au profit de ce que l’on cherche à montrer à nos centaines d’amis. On est à l’affût du moindre like, du moindre commentaire dans l’espoir d’être approuvé·e par le grand œil esthète de l’ultra médiatisé. On se complaît dans la construction de notre identité numérique, jusqu’à croire que nos followers ne pourront se passer d’un cliché de notre plat de tagliatelles. La beauté des réseaux sociaux réside peut-être dans cette ambiguïté: un repli sur soi pour mieux plaire aux autres. Est-ce le résultat d’un asservissement au superflu? Pas forcément car nul ne peut nier que l’on cherche à plaire aux gens qu’on aime. Toutefois, les réseaux sociaux ont apporté une profonde pluralité à ce désir, nous menant parfois à perdre de vue l’essentiel.

L’émotion à l’ère du digital

Lancée sur les rails du technicisme, notre société se retrouve en constante mutation où l’immuable d’aujourd’hui devient l’éphémère de demain. Propre de l’Homme, ce dernier s’adapte, évolue mais plus que jamais il est crucial de préserver ce qui le rend Homme: l’émotion. Émotions qui se retrouvent quelquefois remplacées par cette nouvelle légèreté que nous apportent les technologies au quotidien. Il ne s’agit pas de se hisser sur la tour d’ivoire du technophobe et refuser l’inévitable mais de préserver un rapport à l’autre qui ne perd pas son sens, son souffle. Il s’agit de regarder en face plutôt que de bondir sur la première notification. Il s’agit de savoir quand l’intensité de l’instant présent l’emporte sur la soif d’alimenter son profil. Il s’agit de protéger le naturel et tempérer le superflu. Il s’agit de comprendre qu’un regard vaut mille mots. •

Lancelot Bédat

Réflexions: Les Relations au XXIe siècle

De Benjamin Soulié, étudiant en 2ème à HEC Lausanne

  1. Qu’est-ce qui pour toi insuffle à une relation son intensité ? sa véracité ?
    C’est une question difficile car c’est terriblement subjectif. Chaque relation a son côté unique, cette intensité, cette véracité dont il est question l’est donc aussi. Selon moi c’est plus un désir puissant, une sorte d’envie intarissable de découvrir l’autre. Cette intensité émane du fait qu’on n’est jamais totalement rassasié, on en veut toujours plus. Personne ne peut prétendre connaître une personne comme le fond de sa poche et cela rend justement la relation d’autant plus forte : une part de mystère, d’inconnu.
  2. Comment décrirais-tu l’impact des réseaux sociaux sur tes relations avec les autres ?
    A nouveau c’est une question qui appelle à la nuance, j’ai beaucoup plus tendance à parler à ma grand-mère depuis qu’elle s’est mise sur les réseaux sociaux, par exemple. Au même titre que j’ai déjà été témoin de couples qui ne pouvaient pas passer une journée sans savoir si l’autre avait bien dormi, ou ce qu’il avait mangé. Dans le sens où on avait l’impression que tout ce temps passé derrière un écran menait à une perte de la profondeur dans nos rapports. A ce stade-là, je pense effectivement que c’est malsain. Donc il faut différencier le type de relation, car pour chacune d’entre elles il y a des aspects positifs et négatifs. Comme dans beaucoup de domaines, il faut savoir faire la part des choses ; avoir un contact régulier permet d’avoir une stabilité mais par contre cela peut enlever cet aspect authentique.
  3. Sommes-nous plus « connectés » que jamais ?
    Oui et je ne peux m’empêcher de penser notamment à des spirales infernales comme Instagram qui à travers les likes crée une sorte d’addiction qui rend certains utilisateurs totalement dépendants. La “insta fame” , tant désirée et convoitée par la plupart des jeunes, qui consistent à publier et partager me fait effectivement penser qu’on est plus connecté que jamais.
  4. Le Journaliste du New York Times Thomas Friedman dit que nous passons « 51% de notre temps en ligne ». Qu’est-ce que t’évoque ce chiffre ?
    C’est tout sauf étonnant, je suis personnellement amené à prendre souvent les transports en commun et quand je vois des gens qui passent leur trajet sans lever les yeux, cela fait réfléchir sur l’état des gens qui composent notre société. Cette dépendance amène avec elle un cruel manque de curiosité chez les plus jeunes. Selon moi ce sont ces “after 2000” qui sont les plus préoccupants. Ce qui est d’autant plus inquiétant, c’est qu’on normalise totalement le fait qu’un enfant puisse passer un après-midi derrière l’écran. Il s’agit donc de la responsabilité des parents d’agir en posant des limites pour le bien de leurs enfants et celui de la société.
  5. L’écrivain Sylvain Tesson dit des nouvelles technologies qu’ « elles n’entretiennent pas la beauté des relations humaines ». Qu’en penses-tu ?
    La facilité liée à la communication banalise les rapports d’échanges entre humains. Il y a 50 ans encore , n’y avait-il rien de plus beau qu’un jeune homme qui essayait de conquérir le coeur d’une femme sans passer par une story insta? Ou encore je ne me rappelle plus de la dernière fois que je n’ai pas ressenti la moindre envie de partager sur mes réseaux un moment vécu. Cette obsession de partage sur les réseaux peut nous amener à vivre moins intensément et plus dans la représentation. Ce que dit Sylvain Tesson est pour moi l’euphémisme d’une pesante réalité.

De Louise de Gottrau, étudiante en 2ème année de droit à Genève

  1. Qu’est-ce qui pour toi insuffle à une relation son intensité ? sa véracité ?
    Ce qui apporte à une relation son intensité, qu’elle soit amoureuse ou amicale, c’est la facilité d’entente avec l’autre. Les deux personnes discutent et rigolent ensemble car elles ont des points communs qui relèvent, par exemple, d’une éducation similaire, d’une même fréquentation d’amis et surtout d’une sensibilité comparable au monde qui les entoure. Elles se lient ainsi facilement et deviennent complices. Ainsi, elles affrontent les obstacles de la vie, ce qui renforce leur relation et la rend intense et vraie.
  2. Comment décrirais-tu l’impact des réseaux sociaux sur tes relations avec les autres ?
    Ils déforment quelque peu la réalité. Sur les réseaux sociaux, comme Instagram par exemple, nous avons l’impression d’être connectés socialement avec toutes les autres personnes qui utilisent l’application. Nous avons le sentiment de connaître les utilisateurs, alors même que nous ne les avons jamais rencontrés. Néanmoins, lorsque nous les rencontrons dans la vie, nous les ignorons et nous nous rendons compte que nous ne les connaissons pas. Les réseaux sociaux créent un fossé entre les personnes quand elles se rencontrent car il leur manque une présentation formelle (et réelle), ce qui les amène à s’ignorer et à éteindre toute potentielle relation.
  3. Sommes-nous plus « connectés » que jamais ?
    Au contraire. En utilisant les réseaux sociaux par exemple, nous créons un nouveau monde, qui nous fait oublier le monde « externe », en monopolisant notre temps et notre énergie. L’utilisation des réseaux est simple, alors que la réalité ne l’est pas. Sociabiliser, dire à quelqu’un qu’on l’aime bien, tout ça est bien plus compliqué à travers des gestes, paroles et démonstrations l’un en face de l’autre, qu’à travers un écran de téléphone. Ainsi, on choisit la facilité de vivre sur les réseaux. Les vrais contacts se perdent en conséquence.
  4. Le Journaliste du New York Times Thomas Friedman dit que nous passons « 51% de notre temps en ligne ». Qu’est-ce que t’évoque ce chiffre ?
    Un cauchemar virtuel qui dérobe notre vie.
  5. L’écrivain Sylvain Tesson dit des nouvelles technologies qu’ « elles n’entretiennent pas la beauté des relations humaines ». Qu’en penses-tu ?
    C’est vrai. Préférez-vous échanger des messages pendant un mois avec des amis ou passer une bonne soirée pendant seulement quelques heures, certes, mais remplie de rires et de bonnes discussions ?

De Sébastien Brunschwig, étudiant en 1ère année de sciences politiques à Genève 

  1. Qu’est-ce qui pour toi insuffle à une relation son intensité ? sa véracité ?
    L’intercompréhension, dans son acception la plus profonde. Car si l’on peut se comprendre mutuellement, cela veut dire non seulement qu’il existe un échange honnête et réciproque, qu’on ouvre une part de soi à l’autre, mais aussi et surtout qu’il existe un lien unique qui est fait tout à la fois des particularités que chacun•e comprend de l’autre, donnant ainsi à la relation ses couleurs spécifiques. Il existe évidemment plusieurs degrés d’intercompréhension.
  2. Comment décrirais-tu l’impact des réseaux sociaux sur tes relations avec les autres ?
    Les réseaux sociaux numériques ont un double impact paradoxal. D’un côté, ils ouvrent la voie à une interaction constante et étendue (nos amis peuvent aujourd’hui nous tenir informés des moindres aspects de leur vie, ce qu’ils mangent, les événements auxquels ils assistent…). De plus, ils permettent dans certaines circonstances de renforcer, entretenir ou créer des liens qu’il serait compliqué de maintenir autrement. Mais personnellement, je fais peu usage de ces diverses fonctionnalités si ce n’est parfois pour partager mon travail. De l’autre côté, par la permanence et la facilité de l’interaction qu’ils permettent, ils réduisent l’importance de la relation physique, amenant ainsi une forme de superficialité dans le contact entre les gens. Sachant que je suis toujours à deux mouvements de pouce de contacter tel ami, j’aurais tendance à négliger l’importance d’assister à tel repas entre vieux copains.
  3. Sommes-nous plus « connectés » que jamais ?
    Je tempérerais. On observe en effet une concentration de plus en plus importante d’objets connectés dans notre quotidien, ainsi qu’une augmentation de la présence des réseaux sociaux virtuels dans tous les domaines de notre existence (sites de rencontre, professionnels…). Et, plus pratiquement, il est aujourd’hui quasiment impossible de se passer d’une certaine connexion s’il l’on ne veut pas se couper de la société. Mais j’observe concurremment une forme de prise de distance dans mon entourage vis-à-vis des réseaux sociaux virtuels (Facebook ou snapchat, par exemple), on essaie justement de diminuer son temps « connecté».
  4. Le Journaliste du New York Times Thomas Friedman dit que nous passons « 51% de notre temps en ligne ». Qu’est-ce que t’évoque ce chiffre ?
    Il faudrait je pense préciser ce qu’il entend par « en ligne »: si c’est le temps passé sur des réseaux sociaux, ou simplement sur le Web. Il serait d’ailleurs intéressant de mettre en perspective cette donnée en la détaillant : par exemple, combien de temps passons nous en ligne pour faire des choses qui nous prenaient plus de temps à faire physiquement auparavant (par exemple, la recherche de documents académiques ou l’emprunt de films). Le temps passé « en ligne » ne doit pas être diabolisé, même si « un retour au physique » me semble souhaitable dans de nombreux domaines.
  5. L’écrivain Sylvain Tesson dit des nouvelles technologies qu’ « elles n’entretiennent pas la beauté des relations humaines ». Qu’en penses-tu ?
    En rapport avec ma première réponse, je dirais que les nouvelles technologies gênent ou réduisent les chances qu’à l’intercompréhension de se faire en instaurant certaines barrières. L’interaction virtuelle, bien qu’elle n’exclut pas toute profondeur (il s’agit de ne pas tomber non plus dans des stéréotypes simplistes sur la superficialité de relations virtuelles: une conversation WA pouvant parfois être aussi développée qu’une correspondance), enlève pourtant une grande partie de la texture de l’interaction: ce qui passe dans le regard, le souffle, les gestes et l’atmosphère inexplicablement parfaite ou délétère de tel moment. Je crois aussi que toutes ces nouvelles technologies nous laissent la sensibilité saturée par trop d’informations, ce qui nous empêche de ressentir l’instant, ou alors de manière distraite, au second degré.

De Niccolo Serra, étudiant en 2ème à HEC Lausanne

  1. Qu’est-ce qui pour toi insuffle à une relation son intensité ? sa véracité ?
    Un partage des valeurs, une vision du monde en commun, un sens de l’humour similaire, des passions similaires et par-dessus tout des expériences de vie partagées qui permettent de bâtir une relation forte et saine.
  2. Comment décrirais-tu l’impact des réseaux sociaux sur tes relations avec les autres ?
    Dans mon cas l’impact des réseaux sociaux est minime sur mes relations avec les autres. Je vois les réseaux sociaux comme des plateformes de divertissement que j’utilise principalement pour passer le temps ou me détendre ( ce qui est souvent le but initial mais qui peut parfois être une source de stress/angoisse). Je n’utilise pas les réseaux sociaux comme pilier, mais uniquement comme un canal de partage avec des proches.
  3. Sommes-nous plus « connectés » que jamais ?
    Nous sommes plus connectés que jamais sur les réseaux mais paradoxalement il est de plus en plus difficile de s’identifier aux gens autour de nous. Personnellement, il ne m’est jamais arrivé de faire des rencontres en ligne, ou d’admirer une personne à travers son monde virtuel donc je ne trouve absolument pas que c’est un moyen de se « connecter aux autres ». A mon avis c’est plutôt une plateforme pour entretenir une relation (pour une courte durée) et partager des éléments qu’on y trouve pour informer ou divertir nos proches; sans pour autant lancer une discussion, une interaction plus propice au débat.
  4. Le Journaliste du New York Times Thomas Friedman dit que nous passons « 51% de notre temps en ligne ». Qu’est-ce que t’évoque ce chiffre ?
    Qu’on passe trop de temps en ligne … ça souligne une dépendance (inquiétante) au monde virtuel, qui prend peu à peu le dessus sur la réalité. On donne continuellement plus d’importance aux réseaux sociaux car ils sont devenus partie intégrante de notre image, voire de notre personnalité. Ils dictent davantage d’aspects de nos vies en influençant nos comportements, nos idéaux, nous procurant des émotions (positives comme négatives), sont une source de stress, de partage, bref à priori un substitut aux relations traditionnelles. Peut-être qu’un jour notre profil sur les réseaux sociaux deviendra notre nouvelle identité.
  5. L’écrivain Sylvain Tesson dit des nouvelles technologies qu’ « elles n’entretiennent pas la beauté des relations humaines ». Qu’en penses-tu ?
    Totalement d’accord, les relations qui dépendent majoritairement des réseaux sociaux pour survivre sont superficielles, vides et sont souvent lancées dans une démarche égoïste. Je trouve une certaine vanité aux relations virtuelles, qui cherchent majoritairement à flatter notre égo ou nous sentir aimé à travers un écran. Ces relations « de masse » manquent cruellement d’originalité et de profondeur dans le seul but d’amasser des discussions, likes ou de de se faire passer pour ce que l’on n’est pas. Contrairement aux relations traditionnelles, les relations « online » ne nécessitent que peu d’investissement, ne nécessitent pas de séduction entre individus et sont très variables et non fiables.

De Sarah Moser, étudiante en 2ème de droit à Fribourg

  1. Qu’est-ce qui pour toi insuffle à une relation son intensité ? sa véracité ?
    Selon moi une relation est intense lorsque les partenaires du couple ressentent de fortes émotions (jalousie, joie, tristesse, …) et pour ressentir cela, le contact et surtout la communication entre partenaires sont, selon moi, indispensables. La véracité, la franchise est fondamentale dans un couple mais je ne pense pas que ça soit un facteur de création d’intensité.
  2. Comment décrirais-tu l’impact des réseaux sociaux sur tes relations avec les autres ?
    Les réseaux sociaux facilitent la création et l’entretien des relations avec les autres. C’est un moyen de garder contact et de communiquer facilement. Par conséquent, en ce qui me concerne les réseaux sociaux ont d’une part un impact bénéfique sur mes relations avec mes ami·e·s lointains ou connaissances, mais d’autre part, cela peut avoir tendance à bloquer ou freiner mes relations avec mes amis proches (on passe moins de temps ensemble, on cherche moins à se voir physiquement).
  3. Sommes-nous plus « connectés » que jamais ?
    Oui, je pense que nous sommes une génération très connectée. Il y a plusieurs exemples qui illustrent cela : souvent notre premier réflexe après avoir rencontré quelqu’un est de trouver les réseaux sociaux de cette personne, aussi on se contente de parler via les réseaux sans plus chercher à voir la personne (physiquement) et finalement si on regarde le nombre d’heures passées sur notre téléphone et plus particulièrement sur les réseaux, il est (pour la plupart) très élevé.
  4. Le Journaliste du New York Times Thomas Friedman dit que nous passons « 51% de notre temps en ligne ». Qu’est-ce que t’évoque ce chiffre ?
    Ce chiffre devrait me choquer, mais cela ne m’étonne pourtant pas.
  5. L’écrivain Sylvain Tesson dit des nouvelles technologies qu’ « elles n’entretiennent pas la beauté des relations humaines ». Qu’en penses-tu ?
    Je pense qu’il a raison. Comme je l’ai mentionné à la question 2, les réseaux sociaux facilitent la création et l’entretien des relations, mais qu’en surface. Il est vrai, lorsqu’il s’agit de faire des activités, de passer du temps, de discuter de vive voix avec la personne, les nouvelles technologies peuvent avoir tendance à paralyser cela.

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